Les pièces des monétaires mérovingiens de Banassac

« Les pièces des monétaires mérovingiens de Banassac sont des indicateurs de la vie politique, économique et religieuse de la fin du VIe siècle et du VIIe siècle »

Les monétaires mérovingiens de Banassac à la fin du VIe siècle et au VIIe siècle sont les héritiers des potiers de terre sigillée des Ier et IIe siècles. Ils ont hérité du savoir-faire du décor très fin, surtout les graveurs de coins, les orfèvres. Ils ont la maîtrise du feu, pour fondre l’or dans des bas fourneaux alimentés à la poix. Ils vont frapper des monnaies de 565 à la fin du VIIe siècle. Ils vont frapper des triens d’or de 1,52 grammes (1/3 de solidus) à l’effigie de Caribert, roi d’Aquitaine, puisqu’à cette époque ce territoire était dans ce royaume. Ce sont Elafius, grand monétaire, héritier des traditions romaines, qui va frapper de la monnaie à l’effigie du roi Caribert ; puis Maximinus qui va frapper des pièces de Caribert. Ensuite Leudegiselus, le burgonde, qui a créé les plus belles pièces considérées comme des « perles » de la numismatique. Les monnaies de Sigebert, roi d’Aquitaine à 3 ans, jusqu’en 656, où il est assassiné à la suite d’un complot, sont frappées par Maximinus, elles sont assez rustiques. Maximinus frappera ensuite quelques monnaies pour Sancti Martini : pour l’église de Banassac. Enfin des deniers d’argent de moindre valeur, pour faciliter les échanges. Par ces pièces les rois mérovingiens faisaient leur « réclame » et se plaçaient en défenseurs de la foi chrétienne. A chaque changement de roi, on refrappe de la monnaie en refondant les pièces du roi précédent, ce qui a pour effet de relancer l’économie : les mérovingiens avaient déjà tout compris !

Pièces des monétaires mérovingiens de Banassac
Pièces des monétaires de Bannaciaco