Paysage, histoire, encadrement, le cas de la Margeride

Noël Ducret est intervenu pour le CER Benjamin Bardy le mercredi 15 avril.

Il était chargé de mission Sites et paysages à la DIREN (Direction de l’environnement) Languedoc-Roussillon avant son départ à la retraite fin 2009.

Il a eu à porter un regard professionnel sur les enjeux de paysage, sur l’application du droit, sur les pratiques des acteurs.

Au cours de la conférence, il a rappelé la longue histoire, depuis la Renaissance, de l’émergence de la notion de paysage en France et en Europe, et les différents outils d’analyse, d’inventaire, d’encadrement et de protection mis en place en France au sujet des paysages (des premiers textes à la Loi paysage et à la Convention européenne des paysages).

Un rappel que le paysage n’est pas un sujet subjectif mais bien un sujet structurant de notre société, à la fois factuel, historique et culturel.

Il a présenté les caractéristiques paysagères du Massif de la Margeride : une ligne de crête de plus de 60 km qui se voit de partout en Haute Lozère ; des panoramas emblématiques ; des espaces de nature de grande qualité très accessibles à tous et entretenus ; une impression d’immensité où l’on se trouve loin de tout, alors que la Margeride est parsemée de petits villages, de fermes isolées entretenus ; dans chaque commune des micropaysages liés à l’eau, au relief, à la géologie, aux ambiances agricoles et forestières, à la faune et à la flore, et au climat.

Il a été rappelé plusieurs enjeux :
– La préservation d’un grand massif encore très identitaire,
– La préservation du cadre de vie, des territoires d’activités de pleine nature, de ressourcement des habitants et des nombreux touristes,
– La préservation d’un potentiel de développement touristique, des adaptations au dérèglement climatique et du maintien d’une agriculture de qualité, et d’une démographie assurant la pérennité sociale et économique du massif.

Noël Ducret a donné un message final aux 120 participants : il appartient à chacun de s’exprimer sur la préservation de l’identité paysagère de l’environnement, dans l’esprit de la Loi paysage et de la Convention européenne du paysage.