C’est devant une assistance d’une centaine de personnes que Jean-Marie Gazagne fit découvrir les petits métiers des Poilus durant la première Guerre Mondiale (1914-1918).
Les livres d’histoire ont tous relaté de façon précise les faits qui se sont déroulés lors de cette guerre. N’étant pas historien, le conférencier préféra traiter cet épisode de la vie des soldats à l’aide de documents peu connus du grand public.
Pour survivre, ils durent se réorganiser et retrouver le savoir-faire des métiers qu’ils occupaient parfois dans le civil. L’état-major se rendit vite compte qu’il manquait beaucoup de choses, partir en guerre n’est pas une mince affaire. Il faut réquisitionner.
L’armée française mobilisa environ 1 880 000 équidés et 150 000 ânes, il existe aussi des réquisitions surprenantes telles que celles des chiens. 100 000 chiens prirent part à cette guerre et aussi 250 000 pigeons.
Les troupes furent envoyées vers ce qui va devenir le front. Très vite, les armées de part et d’autre se fixèrent en établissant des tranchées.
Certains soldats furent utilisés comme terrassiers, d’autres feront du bûcheronnage pour renforcer les abris.
Les tranchées de première ligne étaient équipées de barbelés posés par des ” spécialistes “.
Pour améliorer leurs conditions de vie, les Poilus retrouvèrent vite leur savoir-faire du civil. Des abattoirs militaires furent ouverts où certains exercèrent leur ancien métier de tueur d’abattoir. Des boulangers se remirent au pétrin alors que d’autres ouvrirent des ateliers de couture pour raccommoder les tenues militaires. Des porteurs d’eau, de vin, de pain et de viande assuraient le transport vers les hommes du front. Des coiffeurs et barbiers œuvraient pour rafraîchir les soldats.
Pour améliorer l’ordinaire, certains se firent chasseurs ou pêcheurs. La ” chasse ” aux rats mais aussi aux poux devint un passe-temps peu agréable mais nécessaire.
Enfin fut évoqué l’artisanat dit ” de tranchée “, activité des Poilus pour confectionner avec de la matière première de récupération, des cannes, des douilles d’obus ciselés et divers objets que l’on trouve encore en vente lors des brocantes.

