Mercredi 22 mai, le CER BB recevait des élèves (Léa, Mélina et Nolan) et des enseignants (Nathalie Berthuit et Nicolas Planche), membres des Chemins de la Résistance, pour expliquer comment peut s’effectuer un travail d’histoire avec des élèves de primaire et secondaire.
” Les Chemins de la Résistance ” est un collectif dont les objectifs sont doubles : d’une part, de faire découvrir à des écoliers, collégiens et lycéens, ce qui s’est passé localement pendant la seconde guerre mondiale, et d’autre part, la mise en valeur de ce travail lors d’une journée publique de restitution qui a lieu début juin. Des enseignants des départements de la Lozère, du Cantal, de la Haute-Loire et de l’Allier sont engagés dans ce collectif.
Les élèves travaillent sur des sources (documents provenant d’archives, de livres, de témoignages…) et les enseignants essaient de leur montrer comment s’élabore la fabrique ou le travail de l’histoire. Cette enquête, à partir du local, leur permet de mieux s’approprier cette histoire et en comprendre les différents enjeux.
Lors de l’édition 2021-2022, la classe de CE2-CM1 de l’école de Rimeize a travaillé sur une cache d’objets d’art qui a eu lieu en 1940 à la Chaumette et Saint-Chély-d’Apcher. Après une présentation in situ par Benoît Kwietniak des archives départementales, les jeunes écoliers ont planché sur des inventaires et autres documents pour reconstituer le parcours de ces œuvres.
La même démarche historique est utilisée au collège et au lycée.
Ainsi, le collège de la Vigières, de Saint-Flour, a mené l’enquête sur les œuvres d’art du musée Fabre, cachées au château du marquis d’Alexandry, sur la commune de Vabres. Des démarches auprès des archives nationales, départementales et du musée ont permis de retracer les raisons de cette cache.
Le lycée Théophile Roussel de Saint-Chély-d’Apcher a, quant à lui, investigué sur le parcours des antifascistes allemands qui se sont retrouvés à l’usine de Saint-Chély autour d’Otto Kuhne. Ils formeront le maquis de Bonnecombe et participeront aux combats de la libération dans les Cévennes au sein du groupe Montaigne. Un exemple unique de résistance allemande sur le territoire français qui bénéficia de l’aide des populations locales.
Les élèves et professeurs vous donnent rendez-vous le samedi 1er juin pour leur journée annuelle : à Paulhac-en-Margeride (9 h), Auvers (11 h) et Anterrieux (15 h).

