Dernières exploitations minières : l’uranium, de l’extraction au traitement

C’est à la salle Urbain V que le CER Benjamin Bardy proposa à un nombreux public une conférence, animée par Jean-Marie Gazagne, sur les dernières mines qui furent en activité en Lozère.

Ces mines concernaient un minerai stratégique : l’uranium. Avant de présenter l’exploitation et le traitement  de ce minerai, Jean-Marie Gazagne rappela que l’uranium était le 48e élément le plus abondant sur Terre, son abondance étant supérieure à celle de l’argent. En 1789, le chimiste Heinrich Klaproth mit en évidence l’uranium dans un morceau de pechblende trouvé en grande quantité dans les mines argentifères de Bohême. C’est en 1896 qu’Henri Becquerel découvrit la radioactivité de ce minerai.

La France compta jusqu’à 210 mines qui furent exploitées entre 1945 et 2001. Les gisements français produisirent environ 76 000 tonnes d’uranium. En Lozère, neuf sites furent reconnus et seulement cinq produisirent des quantités importantes de ce minerai. Tous ces sites sont situés sur la partie est du département (en zone granitique).

Au cours de l’exposé, quatre sites miniers furent présentés : trois sur la commune de Saint-Jean-la-Fouillouse (Le Cellier, Le Villeret et Les Pierres-Plantées), le quatrième sur la commune des Bondons.

Des schémas concernant les trois premiers sites furent présentés et expliqués. Une usine spécialisée fut construite en 1977 pour extraire l’uranium de sa gangue minérale et le transformer en diuranate de sodium (Na2U2O7).

Le conférencier présenta succinctement et avec des croquis les différentes étapes chimiques de cette transformation.

Suivit la présentation de l’exploitation des Bondons qui souleva de nombreuses réactions de la part de la population et la ” montée au créneau ” de certains élus.

La Compagnie minière modifia son projet en arrêtant l’idée d’un traitement in situ à l’aide d’acide sulfurique. Il fut alors proposé de transporter le minerai brut par camions vers l’usine du Cellier. Ainsi d’une exploitation minière, on passa à une carrière. Ce transfert routier fut aussi l’objet de controverses mais fut finalement mis en place.

En 2001 les exploitations furent terminées et les sites renaturalisés.

 

Jean-Marie GAZAGNE, conférencier